Lutte contre le dopage en milieu sportif, le Cameroun s’arrime

La rencontre avait pour thème : «L’éducation des entraîneurs nationaux et des jeunes sportifs des pays membres de l’Organisation régionale antidopage (ORAD) Afrique zone IV, sur la lutte contre le dopage dans le sport.» Ouverte le 16 octobre 2012 par le ministre des Sports et de l’Éducation physique, Monsieur Adoum Garoua, elle visait à bâtir une génération de sportifs qui vont jouer franc-jeu. Une génération qui croit au sport sans dopage et qui envisage sa pratique dans un environnement sain et propre. Il s’agit d’amener les jeunes sportifs à réaliser des performances grâce au fruit de leur entraînement. Les travaux de Yaoundé cherchent  également  à faire prévaloir l’esprit sportif dans un monde où le dopage des athlètes devient un véritable fléau pour la santé des  sportifs, et une véritable tricherie contre les idéaux et les valeurs du sport.

Ce séminaire, placé sur la férule de l’UNESCO et de l’ORAD, a bénéficié de l’appui sur le plan local de l’Organisation Camerounaise de Lutte contre le Dopage dans le Sport (OCALUDS).

L’antenne camerounaise de la lutte contre le dopage dans le sport forme les fédérations sportives. Elle a entamé la recherche des pistes de solution pour résoudre ce problème.

Le dopage est une gangrène qui mine les milieux sportifs non seulement au Cameroun, mais aussi dans le monde. Le résume ee l’exposé du président de l’Organisation camerounaise de lutte contre le dopage dans le sport (Ocaluds), Robert Ndzana. Il le donne à l’occasion de la session de formation des responsables de fédérations sportives camerounaises. Formation  axée sur le thème : «Renforcement des capacités du personnel d’encadrement des sportifs, des fédérations sportives nationales et des membres des comités régionaux antidopage». Elle s’est tenue le mardi 6 juin au palais polyvalent des sports de Yaoundé (Paposy).

Il est 10 heures. Le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt entre dans la salle de conférences de l’édifice de Warda.  Dans la salle des dirigeants de fédérations et le président du comité paralympique, Jean-Jacques Ndoudoumou. Mais, Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun est absent. Après l’installation du maitre de céans, un court-métrage de l’Agence mondiale antidopage (Ama) est projeté. Il a en toile de fond son code éthique qui fustige les pratiques de dopage. Celles-ci violent les règles de jeu et la franchise dans le sport. Des vertus qui a pour corollaire l’égalité des chances pour tous les praticiens du sport.

Convention contre le dopage

Par la suite, le Minsep explique : «En signant le 29 novembre 2006 l’acte d’adhésion du Cameroun à la Convention internationale contre le dopage dans le sport, les pouvoirs publics ont résolument engagé le pays dans la croisade que mène la communauté internationale contre le dopage dans le sport. C’est ainsi que l’Ocaluds a vu le jour, ainsi que l’introduction des dispositions juridiques relatives à ce fléau dans la loi du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives».

Le code éthique de l’Ama est aujourd’hui adopté par plus de 600 organisations sportives internationales, de même que toutes les disciplines olympiques. La lutte antidopage au Cameroun est soutenue par l’Unesco, qui s’occupe de l’encadrement et de la formation en conformité avec la politique gouvernementale et par l’Ocaluds, qui se charge de la répression des acteurs du sport indélicats. Ces campagnes d’assainissement du sport sont financées par le Fonds pour l’élimination du dopage dans le sport.