Athlétisme. Initiation à la mère des disciplines

La Fédération camerounaise met, depuis des jours, un accent particulier sur « Kids athletics », un projet destiné à enseigner la pratique aux tout petits.

Maïramou, quatre ans, n’avait jamais touché à un javelot. « Quand je vois la télé, c’est là que je vois ça », dit, en ces termes, la fillette. Mais, ce 11 janvier 2011, Maïramou n’est pas au stade Ahmadou Ahidjo en téléspectatrice.

Elle compte parmi les nombreux acteurs qui sont initiés à la pratique de l’athlétisme par plusieurs encadreurs de la Fédération camerounaise d’athlétisme (Fca). « Je suis heureux de cette initiative de la Fca, dans la mesure où l’avenir de l’athlétisme camerounais passe par les enfants. Initier nos cadets c’est assurer l’avenir de l’athlétisme camerounais. En plus, je suis heureux de voir que les enfants suivent assidûment tous les enseignements », déclare Hamad Kalkaba Malboum, le président du Comité national olympique et sportif du  Cameroun (Cnosc). Mais, qu’at- il vu ?

Il a vu des enfants apprendre en s’amusant. Sur plusieurs ateliers, les enfants sont regroupés pour un apprentissage efficace. « Nous avons différents ateliers qui préparent à la course de haies ; nous avons aussi un atelier qui prépare à la course de vitesse. A ce niveau, nous avons laissé la piste d’athlétisme pour courir sur la pelouse. Ici, un enfant peut tomber sans que rien de grave ne lui arrive »,  xplique Stéphanie Zanga, la responsable du Kids athletics à la Fca. Les enfants sont préparés à la course de vitesse, à la course de haie et à la course de relais, mais aussi une autre épreuve dénommée Formule 1. Ici, il s’agit d’un mélange de beaucoup de choses : la gymnastique, la préparation au relais, le sprint, les haies et le slalom, pour que l’enfant apprennent à virer en s’amusant. Le saut de  grenouille constitue également l’une des épreuves sur lesquelles les enfants sont entraînés.

Ici, l’enfant reproduit le saut de la grenouille. Sans le savoir, il se prépare au saut en longueur et au triple saut, dans la mesure où il renforce ses  jambes. Il y a aussi la perche : l’enfant travaille avec une perche adaptée sur un espace bien adapté. « Le matériel que nous utilisons est adapté à l’enfant. Nous avons par exemple des haies d’enfants ; un enfant peut tomber dessus sans se faire mal », dit Stéphanie Zanga.

Le Kid athletics découle du fait que la Fédération internationale d’athlétisme avait constaté que les formes de travail qui étaient imposées aux enfants l’ont été sur des modèles d’adultes. Or, il est dit en psychologie sportive que l’enfant n’est pas un adulte en miniature, mais un être qui a ses spécificités. Il est donc question de calquer la façon de faire de l’enfant pour que l’enseignement soit plus facile.

 

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